Pour ceux qui pensent faire du sport, voici la journée d’un sportif dit Thierry F. : là je tire mon chapeau et dit Mônsieur….
J’espère que votre week-end à tous s’est bien passé. Quant à moi, j’ai replongé dans l’enfer de Rambouillet : sur le Décathlon Olympique Moderne. Je suis parti avec des ambitions d’amélioration de mes précédentes performances mais malheureusement les choses ont été un peu plus compliquées.
Malgré tout les journées ont été magnifiques avec un très beau soleil. Avis aux amateurs que j’essaie toujours de convaincre (n’est-ce pas Eric, Jean-Christophe et Gilles … !)
Innovation : cette année on pouvait commencer les épreuves dès le Samedi matin par du tir au pistolet et du tir à la carabine dans un stand de tir. Ne pouvant matériellement pas être présent à ce moment là, je n’ai pas pris part à ces épreuves (ce sera pour la prochaine session).
Je me suis aligné donc, le Samedi après-midi, pour mes premières épreuves de la journée. La première de celles-ci fut le grimper de corde sur 5 mètres : 8,14 secondes soit 660 points. Ce n’est certes pas ma meilleure performance, mais je reste dans mes temps sur la discipline. Un deuxième essai m’aurait brûlé de l’énergie sans la certitude d’une éventuelle amélioration. Je suis donc passé à l’épreuve suivante, les quilles landaises : jeu dont le but est de faire tomber 5 quilles sur 6 alignées sur deux rangs de trois à l’aide de maillets afin de valider un jeu. Pour cela 21 maillets sont à notre disposition. Premier record personnel pulvérisé à ma deuxième tentative : 3 jeux et 3 quilles soit 370 points, c’est encore loin d’être le top m’est c’est une nette progression tout de même. Pour la troisième épreuve, en l’occurrence le tir à l’arc, (nouvellement venue également dans ces journées) c’est le premier couac de l’organisation : n’ayant pas prévu de filet et suffisamment de flèches pour des tirs en salle, ils ont été obligés de limiter l’épreuve aux seuls pratiquants réguliers afin d’éviter de casser trop de flèches sur le mur derrière les cibles. Ce n’est pas grave mais j’espère qu’à l’avenir ils réajusteront le tir …
Je me suis donc concentré sur la dernière épreuve de la journée et non la moindre : le 5 kilomètres : après un départ assez rapide, j’ai réussi à maintenir mon allure durant quasiment toute la distance et j’ai porté mon accélération pour l’emballage final à 500 mètres de la ligne. J’ai été cherché un temps avec mes tripes. Je suis arrivé exténué mais le résultat est à la hauteur : 23 minutes et 04 secondes soit 610 points plus le bonus de course de 50 points pour un total de 660 points, c’est le second record personnel que je bat ce Samedi et de plus de 15 secondes. Petit message personnel à l’intention d’Eric, çà fait du 4 minutes et 37 secondes au kilomètre : pas mal à presque 35 ans tout de même !
Fin de la première journée, les muscles cuits par cette dernière performance j’ai repris la voiture pour rentrer coucher chez mon frère que je remercie pour l’hébergement.
Après une bonne nuit réparatrice, lever tôt pour être au départ des premières épreuves de la matinée dès 8H30. Pas facile, mais quand faut y aller, faut y aller !
Arrivé à 8H00 et ayant pointé tout de suite pour la feuille de route du matin, j’ai eu tout le loisir de m’échauffer et de m’apercevoir que la journée d’hier a laissé des traces sur la jambe gauche : petite douleur sur les muscles en haut de la cheville et à hauteur de la cuisse. Malgré l’échauffement et les étirements, ces douleurs vont persister jusqu’à la fin de la journée sans toutefois trop me gêner dans mes différentes épreuves.
8H30, première épreuve, le 2000 mètres. Ayant couru le 5000 mètres la veille, j’ai fait l’impasse sur l’épreuve ce qui m’a permis de me reposer encore un peu plus. 9H00, les choses sérieuses se précisent pour moi. Notre groupe s’engage sur le lancer du poids. N’étant pas performant dans ce domaine, l’objectif est de limiter les dégâts. Les trois essais se passent bien, j’améliore la distance de mes lancers à chaque fois, puis lors de la mesure, surprise : 5,74 mètres soit 460 points, j’améliore mon record personnel de presque 40 centimètres. La prochaine fois je tenterai les 6 mètres.
9H30, épreuve de l’ergomètre sur une distance de 1000 mètres : je m’élance dans les premiers pour un effort intense et violent de plus de 4 minutes. Jusqu’aux 500 mètres tout va bien, après, les muscles des bras et des jambes se tétanisent et la fin se joue dans la tête. C’est au mental que je termine et que j’arrache mon quatrième record personnel du week-end : 4 minutes 18,6 secondes soit 490 points, record battu de plus de 3 secondes mais qui va laissé des traces jusqu’à la fin de la compétition car les muscles des bras et des jambes ont beaucoup souffert de l’effort.
10H00, test de basket : le parcours test se passe mieux que les autres fois et c’est un nouveau record personnel qui tombe sur le temps, mais malheureusement c’est un nouveau manque de réussite aux lancers francs qui me coûte une superbe performance qui restait toutefois inespérée. Résultats du basket : Parcours chronométré 1 minute et 09 secondes soit 450 points ; lancer francs 2 sur 10 soit 40 points pour un total de 450 + 40 = 490 points.
10H30, 60 mètres. Nouveau petit couac pour cette session, la piste d’athlétisme étant en rénovation, c’est sur le terrain de football en stabilisé qu’ont eu lieues les épreuves de courses. Ce genre de terrain amortit les chocs au niveau des articulations mais a pour désavantage de réduire les performances. Première tentative : 9,73 secondes. C’est très loin de mes performances habituelles de près d’une seconde. Nouvelle tentative : 9,48 secondes soit 580 points. J’ai donné mon maximum mais cela n’est pas passé. Une demi seconde de plus que mes performances habituelles et c’est beaucoup de points qui s’envolent. Ce qui me rassure c’est que cela est général. Tout le monde s’est plaint de ces conditions.
11H00, toujours pour des problèmes de fermeture de la piste d’athlétisme, le saut en longueur a été exceptionnellement remplacé par une épreuve de triple bond. Il s’agit de sauter trois fois à pied joins le plus loin possible sans course d’élan et sans marquer de temps d’arrêt entre chaque bond. Premier essai, 5,50 mètres, deuxième essai, 5,84 mètres et troisième essai, 6.00 mètres soit 410 points. Pas terrible mais bon, on fait ce qu’on peut !
11H30, épreuve de 800 mètres : comme toutes les épreuves effectuées sur le stabilisé, c’est la catastrophe ! Que de secondes laissées ! Que de points perdus ! Au forcing je réussis un temps de 3 minutes et 18,1 secondes soit 520 points. C’est 18 secondes de perdues et une centaine de points par la même occasion.
12H00, épreuve de développé couché en haltérophilie. Désireux de ne pas risquer la blessure sur cette épreuve et souhaitant me préserver pour les épreuves de l’après midi, je fais l’impasse et j’en profite pour aller déjeuner.
Le déjeuner, offert par l’organisation sous forme de pique-nique sur l’herbe et sous le soleil, est un moment sympathique où chacun fait le bilan de cette matinée et compare ses performances. Moment de repos également dont je profite pour m’allonger et essayer de récupérer au niveau musculaire. A ce moment je crains fortement les épreuves de natation car j’ai les jambes lourdes et les courbatures se font de plus en plus ressentir.
14H00, début des épreuves de natation. Comme à mon habitude, je m’élance d’abord pour un 200 mètres brasse. C’est là que mes craintes se confirment. Le premier 50 mètres se termine difficilement. C’est uniquement au mental que je continue. A ce moment là il n’est plus question de faire un temps mais de finir en limitant les dégâts. Pas moyen de lancer, comme à l’entraînement, mon accélération aux 125 mètres. Ce n’est qu’aux 175 mètres que je lâche tout ce que j’ai dans le ventre sur le dernier bord de bassin. Arrivé exténué en 5 minutes et 12 secondes soit 560 points, je n’échoue toutefois qu’à 5 secondes de mon record personnel. Pas mal tout de même !
Un peu de repos histoire de bien récupérer, puis j’enchaîne sur le 50 mètres brasse. Dernière épreuve où je sais qu’il me faut au minimum 490 points soit environ 1 minute et 06 secondes pour obtenir la médaille de bronze. Top départ ! Je donne tout ce qui me reste dans ventre ! Je sais que je dois absolument « péter un temps » sur cette épreuve, les 25 premiers mètres se passent sans encombres, dernier bord, dernière poussée, j’accélère encore et touche le bord à bout de forces. Verdict : 56 secondes soit 610 points. J’échoue une nouvelle fois à 3 dixièmes de mon record personnel sur la distance, mais qu’importe, le contrat est rempli, l’objectif est atteint, la médaille est dans la poche. Satisfaction du travail accompli. Il me reste une épreuve qui ne se situe pas dans mes points fort : le roller. En effet, je fais l’impasse sur l’épreuve de sauvetage car la dernière fois que j’ai voulu l’essayer, c’est le mannequin de 80 Kgs qui a failli me ramener. Il est parfois des combats auxquels il faut savoir renoncer et reconnaître avec réalisme la limite de ses forces.
Dernière épreuve donc, le 1500 mètres roller. Tout en me préparant, je me sentais fatigué et j’appréhendais l’épreuve. Avant tout je me décidais à faire quelques essais sans grandes convictions puisque la médaille était acquise et qu’il aurait été dommage de se blesser pour rien à une semaine de mon prochain objectif qu’est le Paris – Versailles. Et puis je me suis dis que je ne m’étais pas entraîné pour me défiler le jour de l’épreuve. C’est donc avec l’idée de faire une course tranquille que je me présentais sur la ligne de départ. Au final, 8 minutes et 01 seconde soit 240 points. Mais surtout sans aucunes chutes … !
Au bilan final, le total de mes dix meilleures épreuves est de 5440 points + 350 points de bonus pour le 800 mètres et 350 points de bonus pour le 200 mètres natation + 80 points de correctif age – sexe = 6220 points (troisième médaille de bronze décrochée en 4 participations). Satisfaction et plaisir d’avoir remplis l’objectif sportif tout en améliorant 5 records personnels !!! Petite déception sur les épreuves de courses où je m’attendais à mieux, mais ce sera pour la prochaine fois …
Mais au-delà des points, il faut additionner, comme d’habitude, la richesse de pratiquer d’autres sports, de partager des moments d’effort intenses avec les autres, et surtout de passer un agréable week-end dans une organisation conviviale et sympathique et de vivre de bons moments sous le soleil.
Voilà ! Encore un week-end réussis ! C’est dommage que je sois le seul à en profiter. Avis aux amateurs …