Les JO approchant, nous nous sommes mis en quête des chances française de médailles puisque ce qui importe aux JO, c’est plus de participer, c’est de chopper des médailles. Après tout, Coubertin, on s’en fout pas mal. Ce qui importe, c’est de ramener de l’or. Ils sont forts ces chinois, ils vont même réussir à nous faire importer de l’or de chez eux.
Enfin bref, on sait tous que les nageurs sont parmi les vraies chances de médailles et bien nous on l’a trouvé notre albatros. Sa tactique est simple : l’usure !
Lorsque les autres albatros se nourrissent de poissons, de calamars ou de krill, le notre se nourrit de rillette et de vin. Alors que les autres albatros sont capables de plonger à faible profondeur, lui n’hésite pas à plonger au fond de la piscine.
Alors que les albatros nichent en colonies généralement sur des îles isolées, lui vit tout seul dans des villes pleine de monde. Alors que les couples d’albatros sont généralement fidèles pour la vie, lui….
Alors que les autres albatros font une parade nuptiale tous les ans ponctuée de danses rituelles durant lesquelles les deux oiseaux se frottent le bec l’un contre l’autre, lui la fait la “tumba” (et pas la tounga !) tous les samedis, et pour le bec, euh…joker.
Mais notre albatros à nous n’est pas seulement un oiseau de nuit, c’est aussi un poète qui chante “Manon” à ces adversaires pour mieux les endormir au bout de la nuit; c’est son côté “Spleen” à lui, son côté déchiré entre l’aspiration à l’élévation et l’attirance pour la chute (dans la piscine) qui nous rapelle le Charles (pas le Grand, l’autre) et son albatros :
Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid!
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait!
Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.
Merci Charles !
Et oui, il est déroutant, comme sa tactique, alors que les autres dorment, lui continue de nager toute la nuit :
Il prie Saint canon !

Il s’entraîne dur :

Il se concentre :

Puis se remet au travail :

Aucune chance les autres : notre albatros est trop fort !
Pour la petite histoire : l’albatros était le surnom de Michael Gross, nageur allemand ayant rafflé nombre de record et de médailles dans toutes les compétitions au cours des années 80, notamment aux JO de Los Angeles et Seoul : cliquez ici pour en savoir plus.