Basket NBA : Celtics de Boston / LA lakers une finale pleine de nostalgie.
Posté par lespoulets le juin 2, 2008
Je ne sais pas si c’est l’âge ou autre chose mais j’ai de plus en plus tendance à être un tantinet nostalgique. Bon, à 36 ans, c’est vrai que les souvenirs en tout genre commencent à remplir ma petite tête et ça ne va pas s’arranger en avancant.
Alors forcément lorsque je vois la finale NBA 2008, Boston Celtics / Los Angeles Lakers, là je m’enfonce dans la douce nostalgie des années 80 et d’une époque flamboyante du basket.
Quand on vit à Limoges et qu’on est amoureux de basket, on a forcément un petit faible pour le CSP et si on a pas de faible, on s’y est tout de même forcément intéressé à un moment ou un autre par la force des choses. Même si depuis quelques années, on paie au prix fort les herrements et excès du passé, on ne désespère pas de remonter dans l’élite dans les années qui viennent (puisque ce ne sera pas cette année : élimination en 1/4 de finale des playoffs) pour retrouver un peu de lustre et nos meilleurs ennemis, les palois sans qui on s’ennuie fermement. Patience, ça revient…
Pour ce qui est de la NBA, j’ai eu la chance de découvrir au début des 80’s, grâce au trés bon Canal + de l’époque, cette ligue en pleine expansion où les joutes opposaient des équipes et des joueurs magnifiques.
C’était l’époque des bad boys de Détroit avec l’aimable Bill Laimbeer et Rick Mahorn drivés par le jeu soyeu d’Isiah Thomas. Mais c’est aussi The Worm “Dennis Rodman”, Mark Aguirre, Joe Dumars, Vinnie Johnson.
Bien d’aures noms viennent étayer cette liste des Pistons : le parisien Dominique Wilkins, Clyde Drexler, David Robinson, Mickaël Jordan, Akeem Olajuwon, etc…
On se régalait des batailles entre Détroit et Boston, Los Angeles et des T-shirts légendaires à Détroit : “I hate Danny Ainge”.
Mais l’équipe qui m’a fait rêver, c’est les Lakers avec les noms qui restent dans toutes les mémoires : Magic Johnson, Kareem Abdul Jabbar, Jams Worthy, Byron Scott et les joutes qui m’ont le plus marqué restent celle entre les Lakers et Boston avec ses joueurs non moins mythiques : Larry Bird avec ses belles moustaches, Kevin MC Hale, le pivot avec des vrais gestes de pivot inégalés dans la raquette que l’on devrait montrer dans toutes les écoles de basket, Robert Parish, Danny Ainge.
Je n’ose pas imaginer la ferveur qui doit régner au Boston Garden avec cette affiche. Boston qui vit depuis plusieurs années une véritable disette après la retraite de ces stars retrouve la finale NBA.
En 1984, les Celtics vont remonter un score de 2 victoires à une pour battre les Lakers de Los Angeles en finale. C’est leur 15e titre. La rivalité entre Bird et Magic née quelques années plus tôt en université est à son paroxisme. En 1985, les 2 franchises se retrouvent en finale mais cette fois, les Lakers gagnent. En 1986, après le recrutement de Bill Walton, les Celtics battent les Houston Rockets de Olajuwon. Et en 87, les Lakers reprennent le titre contre les Celtics, bref une belle époque !
Mais on se souviendra aussi de toutes les histoires qui ont émaillé ces matchs et l’opposition des styles avec les paillettes californiennes, les stars athlétiques, les lunettes noires, “le show time” représentant la cité des anges à majorité protestante d’un côté et une équipe au style académique, le catholicisme, le treffle de l’autre, bref une opposition totale.
Tout cela se règlera sur le terrain pour le régal de nos yeux de gosses de l’époque qui finissent par chercher dans les rues de Paris le seul magasin qui propose à l’époque des produits dérivés des franchises NBA, celui d’un certain George Eddy et y achète un petit pin’s Lakers pour marquer notre passion…
Alors même si les acteurs ont changé, revoir une telle affiche fait vibrer en moi et sûrement en nous des souvenirs dorés et emprunts d’une bien belle émotion. Messieurs, régalez-nous et soyez dignes de vos pères.

