L’atmosphère était lourde ce soir à Beaublanc : plein comme un oeuf pour recevoir Rouen le leader du championnat de France de Pro B, le stade sentait la nervosité, l’électricité, l’envie de gagner, le public était la tôt pour sentir l’ambiance, voir la salle se remplir, discuter autour de la dernière performance à Quimper, de l’arrivée de Olivier Cousin, du retour de Lukowski, bref, tout le monde était là pour gagner et soutenir son équipe. Ce soir, Beaublanc a retrouvé ses couleurs et bien qu’il ne s’agisse que d’un match de Pro B, l’âme des grands rendez-vous était bien présente. Car ne nous y trompons pas, il s’agissait bien plus pour Limoges que d’un simple match, c’était la première de Olivier Cousin, la “vraie première” de Lukowski, l’arrivée de Mekdad, Robinson et Oyono, il fallait que ce soit le signe d’un renouveau certain pour le Cercle Saint Pierre qui doit marquer le début d’une remontée en championnat si le club veut retrouver la Pro A.

Sur le terrain, on a retouvé une équipe de guerrier avec de la cohésion. Olivier Cousin a fait de la défense le mot d’ordre et ça se voit, avec des rotations trés fréquentes, il maintient une pression constante sur les adversaires. Les joueurs voulaient gagner chaque ballon, refusaient d’avoir manqué un panier quitte à protester. Limoges a d’ailleurs failli y laisser le match à cause de 2 fautes techniques qui ont remis Rouen dans le match pour les voir virer en tête à la fin du troisième 1/4 temps.
Ce soir, un joueur m’a marqué, c’est Lukowski. A la peine physiquement tout au long du match, parfois à se demander s’il avait envie de jouer, loupant 3/4 lancers-francs dans le dernier 1/4 temps, il a prouvé qu’il était bien le grand joueur que l’on attendait pour remédier au fin de match difficile que le CSP connaît depuis 2 ans. Il a géré les 5 dernières minutes de façon magistrale marquant tous les paniers importants dont un à 3 points au bon moment suivi d’une pénétration déterminante. On peut dire ce que l’on veut, c’estla patte des grands qui prennent leurs responsabilités dans les moments chauds.
Dans les travées de Beaublanc, on trépignait, ralait, vociférait, protestait, s’enflammait à chaque coup de sifflet ou on s’enthousiasmait à chaque interception ou panier.
Une chose est indéniable, c’est qu’il s’est passé quelque chose ce soir, on a retrouvé du plaisir et de l’envie, des coups de klaxon dans les rues après le match, des sourires à la mi-temps et de gens contents après le match, le reste suivra tout seul…
C’était une ambiance que l’on avait pas connu depuis longtemps, pourvu que ça dure.